Avec son parcours affiné au fil des saisons, ses singles sélectionnés avec soin, son dénivelé moyen mais néanmoins exigeant, surtout dans son ultime ascension, notre circuit habituel dans le bas-val d’Hérens est en passe de devenir un « must » de fin de printemps, une sorte de passage obligé avant de nous embarquer pour des sorties plus typées « montagne ».
Comme souvent sur ce circuit de moyenne altitude, la difficulté principale consiste à gérer les premières chaleurs estivales. Un défi plus facile à « manager » dans l’ascension initiale entre Bramois et Nax que dans la seconde, entre Combioula et Vex, en raison, évidemment, de la course contre le soleil, mais surtout de la déclivité localement très exigeante du chemin pédestres remontant des rive de la Borgne, vers le chef-lieu du district d’Hérens. Au-delà de ses dénivelés successifs, l’atout maître de cette boucle hérensarde réside dans son enchaînement de singles, d’abord campagnards et religieux, entre Nax et Vernamiège, puis forestiers et joueurs, entre Vernamiège et Mase, ensuite, descendants, poussiéreux et écrasés de chaleur, entre Mase, Sévane et Combioula, ludiques et souvent frais le long des eaux de la Borgne et enfin, terriblement pentus et cette année particulièrement meubles pour se hisser jusqu’au Village de Vex.
Le final du chemin UTO-Creux de Nax : le point d'orgue d'une mise en jambes sûrement trop exigeante pour être réellement efficace.
Gentils coquelicots nouveaux : le décor change, mais l'ancienne route de Nax reste un raccourci de choix pour s'épargner les affres de l'habituel trafic du week-end.
Que de barrières pour un simple chemin de croix : les fidèles de l'Eglise catholique seraient-ils plus précieux que les bikers ?
Pluies abondantes et chaleur retrouvée forment un cocktail particulièrement revitalisant pour une nature désormais exubhérante.
Vernamiège au printemps reste un spectacle dont je ne me lasserai probablement jamais.
Quand le chemin se fait trop conciliant, il reste les pièges arboricoles à déjouer pour tenter de rejoindre Mase.
Balcon sur Hérens...
... pour bikers sachant rouler ... et apprécier.
Mase : la plongée verte.
Moi d'abbord ! Non, moi ! Bon d'accord. Un simple Giro E2 contre 2 cornes, le combat est trop inégal...
... surtout quand on est habillé de rouge.
Les habituelles épingles de Clopette ...
... abordées avec prudence, mais aussi de plus en plus de confiance, au fil des saisons.
Comme tous les moutons du monde, ceux qui paissent à Sévanne ne sont pas très friands d'orties, d'où cette pature en forme de patchwork.
Que fait un troupeau de moutons qui n'arrive pas à dormir ? Il compte les bikers qui passent ?
Sécheresse et ovins ont beaucoup ameubli notre single préféré, rendant son adhérence encore plus précaire.
La tranchée de Combioula : toujours aussi rocailleuse, exposée et délicate à aborder.
La remontée vers Vex : si la photo rend mal la forte déclivité de l'ascension, l'expression du visage en dit plus long que n'importe quel discours chiffré.
S'extraire des gorges de la Borgne reste un exercice très physique sur un VTT.
Se creusant d'année en année, ce chemin offre en supplément un revêtement de plus en plus meuble, rajoutant à ses copieux pourcentages, deux difficultés supplémentaires.
La minute blonde. Le meilleur moment de la journée ?