En attendant que le mythique Col de Mille nous ouvre à nouveau ses portes, nous persévérons dans son giron. A quelques encâblures de ses 2’475 mètres encore hors d’atteinte en raison du manteau neigeux, il y a le superbe chemin des Crêtes. Superbe, mais aussi trop roulé en raison de son accès aisé pour les compagnies de « shuttle », il a, au fil des années perdu son « flow » et son intérêt.
Comme ce chemin n’a pas la chance d’être intégré au réseau VTT du Val de Bagnes, il n’a pas non plus l’opportunité de bénéficier des appréciables services de ses fameux « shapers repairers ». Qu’à cela ne tienne, il existe d’autres « riders » plein de bonne volonté. Réunis au sein de « Entretail », ils se sont donnés comme mission de redonner aux « Moay-Duay », un peu de son lustre d’antan.
Merci pour votre job, les gars, mais sans vouloir vous manquer de respect, vous n’êtes pas encore exactement au même niveau que les « shapers repairers » bagnards. Le « Moay-Duay » reste encore malheureusement très détérioré par les passages répétés de nos amis « shuttlerers ».
Après 1200 m de D+ et trop de gaz d'échappement de nos amis « shuttlerers » , bons princes, nous laissons nos montures récupérer un peu.
Allez, go ! Allons voir à quoi ressemble le travail « d'Entretail ».
En attendant que le réchauffement climatique se souviennet qu'il n'est pas censé durer qu'une seule semaine de mai, nous roulons « K-waytés ».
La sécheresse printanière ne semble pas vraiment préoccuper ni les prairies de Moay.
Après les pissenlits du Val Ferret, la semaine passée, voilà les boutons d'or de Moay. Quand le jaune est de sortie, il faut savoir l'apprécier.
S'il est clairement plus marqué qu'il y a quelques années, le chemin initial, entre Moay et les Crêtes d'en Haut, reste parfaitement comestible.
Même si certains passages ont localement la dent dure et cassante.
Des fleurs en premier plan et des bikers en fond. Quand la signature photographique de l'ami JP devient peu à peu celle d'AlpAvistA.
Dès que les Crêtes passent d'en Haut à d'en Bas, la partition change de ton.
Le chemin montre rapidement des signes de passages VTT répétés et les lignes deviennent inexorablement mono-trajectoires.
Quand le vin est tiré, il faut le boire, mais quand le sillon est creusé, il faut le suivre.
L'entrée dans la partie inférieure de la descente nous redonne un peu d'espoir dans le travail « d’Entretail ».
Leur « dur labeur » ne saute pas immédiatement aux yeux.
Si on ne peut pas qualifier le chemin de ravagé, il reste néanmoins particulièrement marqué.
Ah, le voilà le job « d’Entretail ». Des amas de branches pour empêcher de couper ?
Ce n'était pas vraiment la peine. Couper (du lacet) n'est clairement pas la tasse de thé des riders alpavistiens.
A défaut d'ouverture automatique, y a parfois moyen de passer sans s'arrêter. Mais c'est un service personnalisé qui coûte clairement plus cher en chocolat.
La reine des prés ?
Retour sur Orsières via la longue transition à flanc de son parcours Vita (?). Pas de chemins ravagés ? C'est normal, il faut pédaler...
L'avant dernier lacet de la journée....
.... et un peu de chaleur retrouvée. Finalement, le réchauffement s'est peut-être souvenu qu'on est en juin ?