Eperviers-Crêtes

Si on vivait une année normale, on dirait qu’octobre, fidèle à sa réputation, prolonge notre été de son habituel épisode « indien ». Mais comme on vit une année sans été, octobre ne prolonge rien du tout. Il fait juste de faire ce qu’il sait faire de mieux, depuis que le changement est devenu la norme climatique : une arrière-saison douce et ensoleillée, propice à la remise à niveau de notre stock de vitamines D et de joie de vivre, lessivé par un pseudo été trop frais et beaucoup trop arrosé.

Attendu avec un bel appétit, notre menu d’automne nous a à nouveau déçu, pour la deuxième année consécutive. Non pas par son plat principal, l’incontournable « Eperviers », toujours à la hauteur de son empilement de lacets en adret, mais par ce qui aurait dû en constituer le dessert, son cousin plus septentrional des « Crêtes ». Mis à mal par des shuttles répétés et régulièrement emprunté par des motards sans remords, il est encore dans un plus piteux état qu’on ne l’avait trouvé au printemps dernier. Ravagé de sillons tous plus profonds et caillouteux les uns que les autres, il a définitivement perdu son âme de toboggan sinueux et joueur, pour n’être, désormais, plus qu’un dévaloir usé jusqu’à la roche et piégeux comme une piste permanente abandonnée par son service d’entretien.

On ne le dira jamais assez, le « trop » est souvent l’ennemi du « bien », y compris, ou surtout, en matière de chemins.

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