Encore une escapade dans le giron « bordillon » ! Les week-ends se suivent et Bourg-St-Pierre est en passe de devenir notre base de départ préférée. Nos sorties s’y succèdent et nos idées de futures randos s’y projettent déjà. Pourtant, en une semaine, nous n’avons pas uniquement changé de versant, nous avons aussi complètement changé de conditions. La tempête de foehn de la deuxième partie du week-end passé a totalement transformé le manteau neigeux. Les vaste combes remplies de poudreuse à profusion sont désormais croûtées, les versants plaqués d’or blanc sont quasiment lustrés et les crêtes neigeuses sont intégralement déplumées.
Après quelques superbes sorties « ski », un nécessaire retour aux affaires « ordinaires », avec une rando « peaux » à travers les somptueux vallons de la rive gauche du haut Val d’Entremont, délaissés par les processionnaires de l’hospice ou des Monts Telliers, pour le plus grand bonheur des nombreux troupeaux de chamois locaux et du même coup… pour le nôtre également.
Un démarrage certes un peu frais, mais à la déclivité parfaite pour se mettre en jambes.
Déclivité faible, mais agrémentée de quelques obstacles. Heureusement que nous sommes à ski, parce que pour les piétons le passage est strictement interdit.
Un des avantages de la rive gauche de la vallée d'Entremont, c'est qu'on y est assez rapidement au soleil.
En contrepartie, sa neige transformée y est assez souvent verglacée le matin.
Ce qui ne semble pas déranger outre mesure les nombreux autochtones occupés à leur p'tit déj.
Le chemin de l'Emmene s'impose rapidement comme un choix raisonnable, sur ce versant à la déclivité prononcée et au revêtement lustré par le vent.
On y progresse agréablement sans s'accrocher en permanence sur la carre.
Reste, que même ce sympathique chemin croise parfois quelques couloirs verglacés que chacun gère au mieux... ou au moins mal.
Et soudain tout change.
Le dévers s'amenuise au même rythme que la neige se décroûte.
Le contournement du "Pey" touche au sublime. (malgré une appellation au goût fort douteux...)
Un panorama d'exception...
... des combes vallonées et en pente douce ...
... une neige fine et légère...
... et un sommet rapidement en vue...
... autant d'éléments qui contribuent à nous concocter une deuxième partie d'ascension de toute beauté.
Après le p'tit déj, le footing.
Mais déjà les premiers contreforts du Becca nous rappellent à leur déclivité retrouvée.
Nous choisissons une large traversée de la pente sommitale pour atteindre son arête Est...
... que nous tentons de suivre en slalomant entre rochers et pans verglacés.
Rapidement, la fameuse dernière dalle du Colinte est en vue.
Une dernière dalle intégralement verglacée. Couteaux Or Not couteaux ? Pour l'ascension, pourquoi pas, mais pour le rechaussage sommital, leur utilité reste à démontrer.
Croix d'avion, croix de fer, si je vais pas au sommet, est-ce que j'irai en enfer ?
Non, ce serait même plutôt le contraire.
Les douces combes vallonnées, si agréables à la montée, recèlent de telles parcelles de neige fraîche...
... que ça en devient un petit paradis pour le ski.
Pente douce et fine couche d'or blanc appétissant...
... finissent par nous forcer à envisager quelques arrêts récup'...
... avant d'enfourner de nouvelles rasades...
... cul sec et sourire aux lèvres.
Même sur le versant de la Lette, nous dénichons quelques secteurs parfaitement skiables.
Il suffit de savoir lire dans le revêtement neigeux pour y tracer les zones les moins croûtées...
... ou tout au moins celles dont la croûte est suffisamment fragile pour être skiées avec force et vitesse.
Un toboggan verglacé ...
... et une petite séance de stretching.D'autres idées pour terminer en beauté ?