Pour beaucoup, le tour (avec un t de plus en plus petit) évoque la très médiatisée Grande Boucle à travers le tiers-monde, pardon, la France. A l’évocation de son nom, ils n’ont d’yeux que pour ces champions anorexiques et candides, roulant comme des mobylettes, trois semaines durant, cette pré-caravane pétaradante déversant sur les bas-côtés de la chaussée ces quintaux d’accessoires publicitaires aussi futiles qu’inutiles, ces cohortes de journalistes tous plus myopes les uns que les autres, mais sachant servir la soupe comme personne, ce convoi bruyant de voitures officielles, remplies de personnes soi-disant importantes, mais surtout à leurs propres yeux, ces reportages télévisés, qualifiés de sportifs, mais avant tout chargés de vendre tout ce que l’Hexagone compte comme beaux coins, aux potentiels touristes vautrés dans leur canapé et ces attroupements de « veaux », massés sur les bords des routes, suant, buvant ou beuglant, selon l’heure de la journée et l’avancement de ce peloton rempli « d’oies » toutes plus blanches les unes que les autres.
Pour d’autres, le Tour (avec un grand T), rime avec soleil, air pur, nature préservée, pâturages verdoyants et fleuris comme jamais, sommets éternellement enneigés et chemins ludiques ou exigeants, selon leurs tracés et les compétences en présence.
Alors, Tour du lac de Mauvoisin ou tour de France ?
A chacun ses choix, à chacun ses valeurs !
Nooooon ! Refermez immédiatement ces volets, je veux dormir encore un peu.
Bon, maintenant qu'on est réveillé, autant en profiter pour prendre un bon p'tit déj.
Une côte de la Lia, ça vous dit ?
Rencontre avec deux extra-terrestres bernois : un bike en acier soudé de ses propres mains, un pignon de 15 dents transformé en petit plateau avant, 25 kilos de bagages et un sourire inoxydable... Malheureusement, ils n'ont pas voulu nous donner l'adresse de leur dealer.
Comme pour les piétons, les bovidés ont la priorité. Reste à gérer leur caractère imprévisible sans froissage de cuir.
Les basses eaux de juillet redonnent au célèbre itre noyé du Vingt-Huit l'opportunité de prendre l'air.
La deuxième côte de la journée, le Lancet, tous rhodos dehors.
Du pourcent et de l'ombre : sublimez vos matins, comme tente de nous le vendre la pub pour Nespresso, mais en mieux.
Du ciel bleu, du soleil et du bike : what else ?
What Else ? Et bien, quelques névés en phase de fonte avancée,
des lacets panoramiques,
quelques petits lacs aux eaux turquoises,
et une cabane de Chanrion si bien placée, que même Georges Clooney ne passerait pas sans s'arrêter.
Avec l'ami Parker, redoutable King Charles de garde, toujours fidèle au rendez-vous.
Le premier chemin du matin, ou peut-être bien, de l'aprèm'.
Mmmmmhhh, ça pue le pied (et pas des pieds, quoique...)
De vert, notre univers, vire soudain au gris.
Minéralité et ... froide humidité. La suite du menu est rapidement annoncée.
Le tumultueux et impressionnant torrent du Brenay se dégage à peine de son épais manteau d'hiver.
Un balisage de sentier de montagne, pour un chemin encore plat comme une poitrine de Birkin.
Et la toute nouvelle passerelle des Brenays. Ses concepteurs ont-ils pensé aux cintres larges ? Pas sûr.
Oubliée la Jane. Dorénavant, va falloir pédaler si on veut monter.
Et pas qu'un peu.
Déjà du vert à l'horizon, mais encore quelques minéralités mal-commodes à avaler pour y accéder.
Des minéralités et aussi quelques "bugnes" bien retorses à escalader.
Les fameuses chaînes de sécurité pour touristes hollandais en perdition : toujours d'aucune utilité.
Chemin avec vue panoramique pour bikers inspirés et noueux du mollet.
Ah, la célèbre côte de Tsofeiret, aussi chère en puls' qu'exigeante en jambes.
Encore de nombreux résidus neigeux mais une tache d'émeraude toujours aussi agréable à boire des yeux...
... et un chemin toujours aussi divin à gérer du frein.
Cache ta joie, demain c'est lundi.
Bon, et maintenant, on pousse ou on sort les chaînes ?
Dri ba et loin des pièges de ce sillon aussi profond que sournois.
Contrejour sur fond de premiers nuages d'orage sans avenir.
Un chemin et du gaz.
L'aller et le retour résumé en une seule image.
Le fameux bloc ératique de Pierracarô : la fin des hostilités est proche.
Gros lâcher de freins à travers la prairie fleurie.
Tiens, un nouveau chemin, qui sent les pieds mouillés ...
... et les douches d'eau glaciales.
Le bonheur est dans le pré, as usual.
Peuvent pas faire les rigoles d'extraction des eaux, ailleurs qu'à la sortie des virages ?
Le centième bain de pieds de la journée. Avec toute cette neige à fondre, on a même traversé des torrents qui ne sont pas marqués sur les cartes...