Depuis le 2 septembre 2015, date à laquelle le Conseil d’Etat valaisan a décidé d’interdire l’accès du Vallon de Réchy aux VTT, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts (enfin peut-être pas cette année) et beaucoup de chemin a été parcouru. Mais, même si, aujourd’hui, le VTT a finalement trouvé sa place sur les sentiers valaisans, et que seules quelques communes « rétrogrades » font encore de la « résistance », l’accès au Col de Cou, à partir de Vercorin, reste toujours impossible pour tout biker « respectueux des lois ».
Qu’à cela ne tienne ! Maintenant que l’E-Bike est devenue une pratique VTT à part entière, l’ascension des 2’529 mètres du dit Col de Cou, à partir de Bramois, par son versant « hérensard » se révèle être une alternative acceptable pour remettre un peu de « Brazilian » dans un carnet de courses estival qui en a cruellement manqué durant 8 longues années.
Délaissée par les hordes de bikers « teutons » et devenue, sur plusieurs secteurs, multilignes, « LA » descente, peut-être la plus connue du Vieux-Pays, retrouve à la fois du crédit et de l’intérêt, ne serait-ce que par l’agréable sensation qu’elle procure d’avoir rajeuni d’une petite dizaine d’années en dévalant à nouveau son étroit et sinueux ruban de terre ocre, bordé de genévriers odorants.
Pourquoi vouloir s’infliger des injections de Botox, alors qu’il suffit de reprendre un peu de chemin devenu « brésilien » malgré lui.
Le lac de Vernamiège, situé à peu près à mi montée, se révèle un lieu particulièrement calme et propice à un petit casse-dalle matinal.
1600 mètres de D+ en pentes relativement douces, et puis, la remontée d'une piste de la Combe qui met immédiatement un gros coup de boost à nos puls' jusque là bien réglées.
Et ce n'est que le préambule à l'ascension finale à partir de l'alpage du même nom, aussi exigeante que jamais roulée, dans le sens ascendant, s'entend.
Mlle Anaïs à pieds, mais tout sourire au moment d'émerger sur les 2529 mètres d'un col oublié depuis septembre 2015.
Nuages bas et petite bise frisquette se chargent de nous rappeler que, malgré ses canicules, la saison avance et qu'il faut désormais à nouveau penser à sortir couvert.
Duo père/fille pour une initiation rapidement transformée en réussite.
Devenu, bien malgré lui, multiligne, « notre » Brazilian retrouve de la diversité et de l'intérêt.
Un sourire ambulant pour une découverte très concluante.
Que revoilà encore un pré qu'on n'avait plus roulé depuis 8 longues années.
Alors, autant en profiter pour, localement, court-circuiter un chemin parfois moins coopératif que ce cliché pourrait le laisser penser.
Full Gaz Oli toute langue dehors et index particulièrement légers (sur ses leviers de freins).
Même si les choix de lignes manquent un peu d'actualité, les caractéristiques principales d'un « mythe » ne s'oublient pas.
Brazilian un jour, Brazilian toujours ! Ceux qui pensaient que la vie nous avait définitivement séparés, feraient bien d'y venir refaire un tour.
Renaissance ou découverte, peu importe, chacun(e) en apprécie le tracé selon son niveau de compétences ou ses années d'expérience.
Notre rayon de soleil de la journée, Mlle Anaïs pour qui l'essai a été immédiatement transformé.
Quand il retrouve son caractère « monotrace », notre Brazilian, retrouve aussi son tempérament « marteau piqueur ».
Pas de quoi nous faire regretter notre journée, tout juste de nous faire, momentanément, lever le pied.
Très momentanément d'ailleurs, parce que dès Clos de Guidon, le bien nommé, c'est de nouveau gaz en grand et bruyantes manifestations de joie communicative.
A partir de Nax, au « Pramagnon Express » et à la Via Ferrata du Belvédère nous préférons le chemin de la piscine.
Bonne pioche, hormis un choix intermédiaire un peu discutable et à revoir.
Entremêlé avec la route de la Pirogière, le chemin qui mène au Creux de Nax se révèle aussi onctueux que très adapté pour clore ce bel itinéraire retrouvé.