Même si une haute pression a finalement réussi à s’installer sur les Alpes, même si notre « indien » préféré s’est visiblement octroyé un CDI, même si l’inversion des températures affole tous les compteurs, avec l’habituelle froidure glauque et humide régnant sous le stratus et un 0° perché au-dessus des 4’000 mètres, en montagne, novembre est là. Et, pour continuer à rouler, il faut privilégier les adrets.
Ca tombe bien, le Valais n’en manque pas. Et certains ont même la bonne idée de proposer des chemins en tous points divins.
Si la réputation du Col de Mille est désormais bien établie, en matière de VTT, c’est principalement en raison des chemins qui ont été aménagés sur son versant nord, par la Commune du Val de Bagnes. Mais, pour autant, si les chemins de son adret n’ont pas la chance de bénéficier du travail expert de l’équipe de « shapers » bagnards, ils n’en restent pas moins parfaitement « bikables ». Juste un peu plus « roots » par manque d’entretien.
Passer chaque année la Toussaint au Mont-Brûlé ? Je signe immédiatement !
De mille (mètres) à Mille (le col), il y a exactement 1471 mètres à escalader et quelques litres à suer par ce 1er novembre à la température singulière.
La « Dzoz’ Connection » et leur « petit »Transition d'un jour.
Tourner le dos au Coeur pour mieux mettre dans le Mille.
Je ne roule pas qu'avec des grands, mais là, les mecs, vous avez vraiment l'air tout petits.
Après les 1'300 premiers mètres d'ascension, c'est la fin des pistes....
... et, conséquence imparable, le début des chemins.
Celui qui mène de l'alpage d'Erra d'en Haut au Col de Mille, est du genre « drè dans l’pentu ».
Le final idéal pour confirmer les capacités ascensionnelles du Relay et de son « petit » moteur Fazua.
Rapidement, on voit où l'on va, mais il faut encore un peu « pulser » pour s'y hisser.
15° bien tassés et soleil de plomb ! Une Toussaint en mode « indien », ça fait du bien, après une année largement trop arrosée.
Pâture d'ocre et chemin « pulsant », le point culminant de notre longue ascension matinale.
Une fois de plus, le bonheur est dans le pré, mais désormais, le pré en adret, de préférence.
La Cabane du Col de Mille n'est plus « gardiennée » ? Honnêtement, ce n'est pas la pire nouvelle de la journée....
Après la « dalle » cassée, ça continue de monter ?
Eh oui, pour se hisser jusqu'au Mont-Brûlé, le bien nommé, il faut encore (un peu) suer. Suer, mais surtout, admirer !
Plutôt que d'avoir à pousser via sa directissime, nous optons pour une courte descente sur le célèbre chemin militaire...
Histoire d'enfin découvrir sa branche cachée menant au sommet du Mont-Brûlé.
Je ne me souviens pas d'avoir fait l'intégralité du Mont-Brûlé « sellé ». Mais il faut bien un début à tout.
Nouveau chemin testé et adopté, il ne reste désormais plus qu'à plonger.
Il est presque midi, aux Dents et à l'heure désormais d'hiver, la bien mal nommée.
Autre bien mal nommé, un Six-Blanc particulièrement doré.
Quand il faut plonger en apnée, la « Dzoz’ Connection » n'est jamais à la traine, même (ou surtout) avec des vélos d'emprunt.
Des chemins un peu « roots » pour une journée bénie. Forcément, un jour de Toussaint.
Contre-jour pour une « Basset » avalé sans dans la foulée.
Pas de Chargerat, ni de Payanne, à notre menu de la Toussaint, mais une plongée directe sur l'Arpalle.
Voir d'où l'on vient et savoir où l'on va, c'est le B.A.-ba du biker inspiré.
A ce rythme là, le dénivelé est (très) vite avalé.
Beaucoup de bleu, de l'ocre envahissant, quelques pointes d'or et des coulées de vert. Quand Dame Nature joue aux impressionnistes, on ne peut qu'admirer.