Le Val Ferret à VTT, ne rime pas forcément avec ses lacs, magnifiques au demeurant, ou son Grand Col, mythique pour rejoindre le Val d’Aoste. Non, au printemps, quand la neige empêche encore l’accès à ces deux monuments locaux, le bas du Val Ferret, qui n’offre ni grosses montées, ni folles descentes, propose néanmoins toute une brochette de chemins plus « bikables » qu’on ne pourrait le penser.
Sa rive gauche, d’abord, pour l’ascension, mais avec la contrainte d’éviter les mois d’été, à cause de ses chemins intégrés à l’itinéraire du célèbre et surfréquenté Tour du Mont-Blanc. Sa rive droite, ensuite, pour une descente un peu « roller coaster », régulièrement « remontante », mais qui présente l’avantage d’être quasi intégralement en « singles ».
Un tour du Val Ferret sans passer par la case « bitume » ? C’est faisable avec d’un peu d’imagination pour mettre bout à bout tous ses tronçons, qui, au final, constitue un itinéraire très gratifiant à travers une vallée aussi préservée que spectaculaire. Le bonheur des jambes associé au plaisir des yeux. Avec, en prime, aujourd’hui, le ciel laiteux du dernier jour de cette canicule de mai, comme une belle couche de chantilly sur le gâteau.
Notre premier chemin de la journée, emprunté à un TMB déserté. Bonne pioche !
A défaut de marcheurs « encolonnés », on y croise localement de sacrés à-pics.
Y rouler en parfaite sécurité, demande un peu de prudence et beaucoup de doigté.
Joli travail des responsables touristiques locaux. Alors que l'été n'est pas encore entamé, toutes les passerelles ont déjà été mises en place.
Remonter le Val Ferret par ses chemins fait prendre conscience de tout la furie dont sa Dranse est capable lors des événements orageux.
Notre tapis jaune du jour. Les pissenlits seront le leitmotiv de notre belle journée.
Si la neige semble encore faire de la résistance, la chaleur est déjà accablante. Et il n'est pas encore midi.
Voilà un jeune sapin qui craint moins le passage de l'ami JP, que celui des avalanches hivernales.
Voilà la façon avec laquelle il ne faut pas tenter la traversée des névés : en force et avec un mauvais choix de ligne.
Et voilà la bonne. En douceur, avec une ligne bien pensée et avec la pointe de relâchement qui va bien.
Emerger au village de Ferret, cerné de fleurs de dent-de-lion, sans en faire toute une salade.
A défaut de tapis rouge, on se contentera du jaune.
L'alpage des Ars et son chalet emporté par les avalanches, ne fait pas exception à la colonisation des pissenlits.
Le chemin qui va bien pour les premiers hectomètres de retours sur nos roues.
Après celui des Ars, voilà l'alpage de Jorat, l'entrée dans « LE » chemin de l'itinéraire.
Il démarre un peu à la dérobée, comme une sente insignifiante.
Et puis, une fois son cousin ascendant rejoint, il fait rapidement preuve de beaucoup plus de caractère.
Proposant à la fois des pourcentages corsés et des panoramas d'exception, il ne permet pas souvent de gérer les deux de concert.
Dire qu'il ne fait que pulser serait oublier le souffle court de l'ami JP.
A journée caniculaire, toutes les ombres, même les plus petites, sont les bienvenues.
Le final menant à l'alpage du Barfay : étroit, déversant, mais spectaculaire comme personne.
La première véritable descente de l'itinéraire : appréciée à sa juste valeur. Celle offerte par la gravité.
Le premier torrent sur la branche retour, celui de la Fouly, et sa profonde saignée topographique.
Le chemin de la Forêt des Places, réaménagé depuis peu, offre une transition à flanc douce et rapide.
La vaste Combe Idroz n'échappe pas non plus à l'invasion de jaune.
Notre duo de Fribourgeois préféré à l'attaque de la plongée sur la Seiloz.
Portrait de mal rasés fatigués.
Pas exactement le dernier chemin de l'itinéraire, mais certainement le plus revêche : le North Shore abandonné de Branche d'en Haut.