Le col de Mille, c’est un peu, voire beaucoup, notre jardin. On y roule plusieurs fois par saison, en particulier sur son versant ubac et bagnard. Son versant sud, moins connu et moins couru, propose pourtant lui aussi, une belle brochette de chemins, qu’on tente, année après année, de combiner et d’associer pour en faire un itinéraire complètement intéressant.
Validée la saison passée, la traversée sur Plan Sevéreu à partir de la cabane est clairement une option à conserver. Son chemin, incroyablement panoramique, est bien plus « bikable » qu’on ne le pense. Mais une fois la crête de la Vuardette atteinte, la transition vers le Cœur, d’abord déversante et rectiligne, puis trop cassante, manque un peu de sel. Ceci d’autant, qu’à partir de l’alpage du Cœur, les options VTT manquent. La plongée sur la Dreudze et Morion, n’est ni technique, ni joueuse, alors que la traversée du torrent de Palasui est carrément inroulable. Du coup, cette année, une fois perchés sur la Vuardette, nous avons opté pour un retour vers Erra d’en Bas, pour récupérer l’habituelle descente des Eperviers.
A force de combiner et d’associer ces différents chemins, on a Finalement réussi à concocter un itinéraire sur lequel il n’y a plus rien à jeter. Et, du coup, le Mille-Vuardette-Eperviers peux désormais clairement postuler à une place « fixe » dans notre programme VTT estival.
Lever de soleil sur le Col de Mille. Oui, c'est là qu'on a prévu d'aller rouler aujourd'hui encore. Mais sur l'autre versant.
Un versant baignant encore dans l'ombre grâce à notre départ matinal.
Mmmmm, y a quelque chose de changé ! Les chaussures ? Oui, mais pas que.
Calmez vous, les gros poilus patibulaires ! On n'a pas gardé les moutons et les chèvres ensemble. Et vu l'accueil fort orageux, y a peu de chances que ça arrive un jour, ici.
Si la piste d'ascension est réputée pour ses pourcentages bien acérés, le début du chemin vers la cabane du Col de Mille, fait dans la pseudo horizontalité.
M2S, mon amour ! Comprenne qui pourra.
Je pense qu'on va faire un (bon) bout de chemin ensemble, chère Avinox.
Au royaume des bêtes à cornes, les « casqués » ne font peur à personne. Même pas aux jeunes veaux fraichement nés.
Voir d'où l'on vient : la route internationale du Grand-St-Bernard, tout au fond de la vallée.
Et savoir où l'on va (aller boire le café) : la cabane du Col de Mille, 1'200 mètre plus haut.
Faut vraiment vouloir boire du café ! Ou alors, vraiment aimer faire du VTT ! Ou peut-être les deux ?
L'arrêt café(s) réglé, on décide de continuer à monter.
Pour ceux qui l'ignoraient, suite au réchauffement climatique, le Mont-Vélan est devenu un volcan.
Purée, ça pique. Un peu les jambes... Et beaucoup, les yeux.
Ceci dit, même avec les yeux qui piquent, mieux vaut en garder, au moins un des deux, sur l'étroit chemin accroché aux à pics du Mont-Rogneux.
Sur un malentendu, ça peut finir par passer. Mais, pour ça, va falloir revenir et sérieusement s'entrainer aux « S » empilés dans la montée.
2'563 mètres avec vue ! Le point culminant, topographique et panoramique, de notre (demi) journée « sellée »
Pendant que les avions de lignes jouent au morpion, nous avons déjà un oeil sur notre prochain arrêt « whaoouu ». Le petit chalet sur la crête de la Vuardette, juste en face.
Plan Sevéreu, ça gratte un peu ?
Plan Sevéreu, ça pique beaucoup. Particulièrement les yeux.
Pour tracter, vous pouvez faire confiance à M2S. Après, pour viser, mieux vaut avoir les yeux en face de trous et le coup de guidon léger.
Avec l'ami Avinox, toutes les déclivités sont à tenter.
Même celles qui sont pavées de mauvaises intentions et de rochers mal placés.
On émerge sur la crête de la Vuardette, le souffle court et le coeur qui bat à la chamade.
Et, pour ceux qui ne connaissent, pas, franchement, y a vraiment de quoi.
Catogne, mon beau Catogne, pourquoi es-tu tombé si bas ? A cause d'une illusion d'optique ?
Pas de Coeur, mais des bras et du chocolat.
A l'alpage du Coeur, nous préférons celui d'Erra. Même si pour s'y rendre, il faut traverser le jeune torrent d'Aron.
A alpage de moutons, collines herbeuses et moutonnées.
Le premier lacet des Eperviers. Pas compliqué à passer pour qui sait anticiper et élargir la ligne. Mais, faut-il encore qu'en souvenir d'une saison à l'autre.
Un chemin divin, mais qui propose une entrée en matière vivante et virevoltante.
Après nous avoir fait visiter ses pâturages d'Erra d'en Haut à Erra d'en Bas, notre sympathique ruban choisit de plonger vers les eaux tumultueuses d'Aron...
... et de tournicoter tel l'ami Zébulon.
Bavon(s), juste en face, une dernière fois avant de retrouver le fond (de la vallée d'Entremont)
Tous ses chemins enfin bien associés, l'itinéraire intègre désormais la catégorie enviée des « Y a rien à jeter » !