Pour vous comme pour moi, le 21 juillet, c’est le 21 juillet. Point barre. Pour les Belges, enfin pour ceux qui causent (presque) comme nous, le 21 juillet, c’est la Fête Nationale. Et pour ceux qui causent (presque) comme nos cousins « germains », le 21 juillet, c’est le « Belgische nationale feestdag ». Non, non, ne riez pas, ça existe vraiment. La fête nationale belge commémore le serment prêté, le 21 juillet 1831 par Léopold de Saxe-Cobourg, premier roi des Belges. Oui, parce qu’en plus, il faut le savoir, si les « Gros-Britons » ont une « queen », les Belges, eux, ont un roi. Alors ne me demandez pas le nom du pharaon en titre, je ne suis pas très branché « contes et légendes monarchiques marinés à la humour d’outre-Quiévrain ». D’autant que, pour moi, les belges n’ont jamais eu qu’un seul roi, mon pote François.
Du coup, pour fêter le retour du « bon » François sur nos hautes terres helvètes nous avons décidé de l’emmener, lui et sa cour actuelle (oui comme chez tous les monarques « branchouilles » elle change souvent) crapahuter sur quelques chemins poussiéreux que son auguste monture fluorescente n’avait encore jamais fouler de son royal crampon. Chronique d’une « souveraine » journée en selle, avec le plus suisse des belges sur quelques escarpés sentiers entremontants.
Pendant que les éclaireurs éclairent, la garde rapprochée entoure le roi d'un jour.
Le chevalier d'Ayent, goûteur attitré chargé de déguster le chemin avant son souverain gourmand.
Le monarque belge dans sa tenue d'apparat.Oui, je sais, mais les costumes et les coutumes exotiques, ça ne se discute pas.
La tradition des mercenaires de la (con)fédération helvétique remise au goût du jour.
Le carrosse d'un manant de vaudois en passe de rejoindre le fossé qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Le gros des troupes à l'assaut de l'alpage de Boveire-dessus. (Non, non, je ne parle par son altesse le roi François).
Sire, mais que votre langue est longue (et pâteuse...)
Un guide local ouvre toujours la voie, pour éviter que les noble roues de sa majesté ne tombent dans un chausse-trappe sournoisement masqué.
Signe de ralliement pour chevalier fidèle et dévoué.
Pflff, il s'est encore fourré où ce roi de médeux ?
Ah, il est juste là, au bord du lac de Champex.
Changement d'éclaireurs pour un aborder des contrées de plus en plus hostiles...
... qui ne parviennent pourtant pas à déstabiliser son altesse François sur son fidèle destrier taïwanais.
Légionnaires alpins aussi fiers que dévoués...
... prêts à aider le roi du plat-pays à monter jusqu'au ciel.
Nouvelle portion, descendante, et nouvelle mission de goûtage pour le preux chevalier d'Ayent...
.. et pour le seigneur Fred du Luxembourg en charge du dégagement de cailloux mal placés.
Et même pas un sherpa complaisant pour soulager les royales épaules meurtries.Tout ce perd, ma chère Elisabeth.
Seigneur Fred, c'est pas bien de se moquer du protocole.
Caravane régalienne pour une succession de pierriers piégeux placés là pour tenter de ramener les royaux petons sur la belle terre valaisanne.
Comme au temps des croisades, les chevaliers doivent parfois porter leurs montures pour vaincre un obstacle que les stupides animaux renâclent à franchir.
La tête dans le ciel, les pieds sur les pédales et ... le cul sur la selle.
L'arrière garde en charge d'effacer les nombreuses traces du rustique pilotage royal.
Arrière, manant, garde tes distances.
Royal pipi "on the fly" ...
... pour un roi qu'on peut suivre quasiment à la trace (ou plutôt aux traces).
Le château des Mille fûts de bière redonne de l'allant au souverain fatigué...
... et l'odeur de malt houblonné de l'entrain à sa cour éparpillée.
Belgitude oblige, mieux vaut ne pas trop trainer si vous comptez vous désaltérer à la même table que son altesse sérénissime.
Quand le chevalier d'Ayent charge, même le massif du Mont-Blanc recule.
Changement d'armure pour le seigneur Fred du Luxembourg.
Les festivités de l'aprèm' ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles du matin : ça monte, ça monte et ça monte encore.
A propos de gouttes d'eaux, il y en quelques unes pas vraiment sympathiques qui commencent à se regrouper à l'horizon.
Courage, fuyons !
Pressons le pas pour éviter une royale douche...
... au souverain sur son chemin.
Folle cavalcade désordonnée pour fuir l'affront de l'eau non fermentée.
Quand on parle d'humidité non alcoolisée, notre bon François n'est jamais le dernier .... à fuir !
Conciliabule sans table ronde pour faire le point sur la situation et décider de la stratégie à adopter pour affronter la prochaine bataille (du Larzay).
L'option choisie : gaz en grand...
... et poussière au vent (surtout pour celui qui suit le roi François et son rustique pilotage).
Petit tour de manège sur les hauteurs de la Pasay, histoire de semer la pluie
... de jouer avec le vent...
... et de déjouer les écueils d'un chemin un brin sournois.
Sourire béat à l'odeur délicatement houblonnée. Quand le roi est content, le roi montre ses dents.
Mais quand le bon François ouvre, mieux vaut éviter de croiser devant sa royale roue avant.
L'arrière garde n'a qu'à bien se tenir...
... et les pauvres mercenaires à tenter de suivre.
Bon, à part ça, ça vous ferait ch... d'attendre son auguste majesté quand elle est fatiguée par la longue journée en selle ?