Comme beaucoup de nos sorties habituelles, la Tête de Balme a nécessité plusieurs éditions pour trouver son itinéraire idéal. Si pour la montée, les choix sont relativement restreints, Tête Noire, les Jeurs, col des Possettes puis col de Balme, pour la descente, les options sont plus nombreuses.
Lors de nos premières sorties, une fois la cabane du Col de Balme atteinte, nous options généralement pour une plongée directe sur les Herbagères. Cette descente, via un chemin d’abord large et pas très intéressant, comporte ensuite plusieurs tronçons très cassants. Aujourd’hui interdite en raison de son positionnement sur le surfréquenté Tour du Mont-Blanc, elle n’est véritablement regrettée par aucun « biker » connaissant un tant soit peu la région. L’alternative que nous avions ensuite expérimentée consistait à poursuivre l’ascension, au-dessus du col de Balme, jusqu’au pied de la Croix de Fer, pour ensuite piquer abruptement sur l’alpage de Catogne avant de transiter vers le Pas des Moutons. Clairement plus intéressant, cet itinéraire est aujourd’hui, lui aussi fermé, en raison du risque d’éboulements qui pèse sur les tronçons de chemins situés en dessous de l’alpage des Tseppes. C’est regrettable, mais pas suffisant pour nous faire renoncer à entreprendre cette « petite » sortie aussi gratifiante que panoramique. Alors, depuis cinq ans, nous privilégions la descente via le versant utilisé pour ascension, en transitant du Col de Balme vers la Tête du même nom, avant de rejoindre Catogne puis Les Preises, via son chemin VTT initialement aménagé, mais désormais à demi abandonné.
Comme celui du week-end passé, du côté du versant sud du col de Mille, l’itinéraire intègre désormais clairement la meilleure combinaison possible de ses différents chemins. D’où, désormais, une autre place « fixe » à notre calendrier VTT.
De l'ombre à la lumière. De la fraîcheur à la chaleur (déjà bien présente). De la déclivité à l'horizontalité (provisoire).
La célèbre « bleue » de la Grande Jeur, localement rouge, voire noire en mode « Eco ».
Quand le mur du barrage d'Emosson apparait enfin dans notre champ de vision, c'est qu'on est plus très loin du changement de versant.
A la sortie de la télécabine de Vallorcine, notre remontée pourcentée s'anime.
Tout le contraire du panoramique chemin du Col des Possettes, provisoirement déserté par les randonneurs et les « tourneurs » du grand Blanc.
Trop tentant d'y aller faire un rapide aller-retour et quelques photos pas piquées des hannetons.
Au royaume des chemins panoramiques, le « Possettes » possède quelques atouts indéniables.
Sauf qu'en « acoustique » c'est plus compliqué de l'apprécier que d'essayer d'en gérer les montées.
En vrai il est déjà imposant, mais zoomé, il est carrément géant ce Mont-Blanc.
Même en lui tournant momentanément le dos, on le ressent toujours aussi imposant.
Les « roller coasters » (montagnes russes) n'affectent que très superficiellement le rendement du M2S. Toujours partant quand il s'agit de bouffer du pourcent.
Retour sur nos roues en direction du Col des Possettes.
Les épilobes, compagnes de pratiquement tous nos chemins 2026, commencent à montrer des signes de fin d'été.
Les « Hérens » siestent, la caravane passe.
Le divin chemin qui permet de contourner la Tête de Balme pour retrouver son versant nord.
Un doute sur l'itinéraire à suivre ? Non, juste un « U-Turn» express pour satisfaire le photographe exigeant.
Le moment à partir duquel il n'y a plus qu'à se laisser entrainer par la gravité (terrestre).
Le célèbre « S » bien défoncé qui permet de basculer dans la vallée.
Direction Catogne, l'alpage, par le Cervin des Bovernions.
Si vous appréciez la caillasse instable et les sillons profonds, ce chemin peut carrément être qualifié de divin.
Jamais réellement exposé aux dangers, mais jamais très loin des à pics, non plus.
A la descente le « petit » Rise à clairement moins de peine à régater avec l'Avinox qu'à la montée.
Les huit chalets de Catogne, lovés dans leur somptueuse cuvette perchée, méritaient bien une photo dédiée.
Pas de Pas des Moutons à notre menu de cette fin d'été, mais une plongée directe vers les Preises et la Mène, les alpages des Jeurs.
Les gorges du Nant de Catogne sont carrément à la verticale des lacets à droite de notre chemin. Pour rouler serein, le mieux est de ne pas leur accorder l'intérêt qu'elles recherchent.
Avec la bonne ligne et la vitesse qui va bien, ça devrait passer « crème ». Ou sinon, mercurochrome.
Chaque lacet, sa victoire. Chaque chemin, son histoire.